Salman Rushdie traite de «fiottes» des intellectuels s’opposant à la remise d’un prix à «Charlie Hebdo»

Saine colère ? Le célèbre écrivain indien, menacé par une fatwa depuis la sortie des Versets sataniques en 1988, s’en est pris violemment aux six romanciers, dont certains de renom, qui ont décidé de boycotter le gala d’une société littéraire américaine (le PEN) pour protester contre son choix d’attribuer une récompense au magazine satirique français “Charlie Hebdo”. Les auteurs ont notamment expliqué qu’en décidant d’attribuer cette récompense, le PEN allait au-delà de son rôle traditionnel de défense de la liberté d’expression contre la censure gouvernementale. “Un crime horrible a été commis, mais était-ce une question de liberté d’expression pour que PEN America s’immisce là-dedans ?”, s’est ainsi interrogé l’auteur australien Peter Carey. “Si PEN, en tant qu’organisation défendant la liberté d’expression, ne peut pas défendre et célébrer ceux qui ont été assassinés pour des caricatures, alors franchement, cette association est indigne de son nom”, réplique Salman Rushdie. Quant aux écrivains, “j’espère que personne n’en veuille jamais à leur peau”, lâche-t-il. Sur Twitter, il a malgré tout reconnu qu’il n’aurait pas dû reprendre le terme de “pussies”, qui avait, au départ, été utilisé par un autre internaute.

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